Crédit fonctionnaire spécial Enseignant

Crédit fonctionnaire spécial Enseignant

Grandement critiqué par une large majorité du corps enseignant, Xavier Darcos, ministre de l'Education, tente la reconquête de ses ouailles en annonçant trois futures mesures dont la création d'un crédit immobilier exceptionnel.

C'est au cours d'un entretien donné en novembre 2008 au quotidien Le Monde que Xavier Darcos a fait état de trois engagements d'importance:

  • Un crédit immobilier spécial « professeur mutés » pourrait ainsi bientôt voir le jour. Destiné aux enseignants qui viennent d'obtenir une mutation, il s'agirait là d'un prêt immobilier à taux zéro. Le ministre de l'Education confirme avoir d'ores et déjà « engagé les négociations avec les banques sur ce sujet ».
  • Dès février 2009, l'Education Nationale instaurera de nouvelles évaluations concernant les élèves de CE1 et CM2. Les enseignants en charge de leur réalisation se verront attribuer 400 euros au titre de « prime exceptionnelle ».
  • Enfin, en collaboration avec Christine Albanel, la ministre de la Culture, Xavier Darcos annonce également la mise en place d'un « Pass Culture » permettant, avant la fin de l'année, aux enseignants « d'accéder gratuitement aux lieux de culture ».

« Personne ne doit pouvoir dire que les enseignants sont les mal-aimés de ce gouvernement », à ainsi déclaré Mr Darcos. L'entretien réservé au journal Le Monde aurait donc pu réconcilier le ministre et les acteurs éducatifs s'il n'avait pas réitéré sa volonté d'entreprendre de larges coupes dans leurs effectifs. Lorsque le journal fait le parallèle entre l'économie de 776 millions d'euros découlant de la suppression de 30.000 emplois et les 776 millions d'euros dilapidés par le trader malheureux de la Caisse d'Epargne, le ministre répond : « Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan une logique de désendettement sur le long terme et un gaspillage instantané, aussi scandaleux soit-il. En nous abstenant de recruter 30.000 fonctionnaires, dont 13.500 dans l'Education nationale, ce n'est pas 776 millions que nous économisons, mais ce chiffre-là répété pendant 40 ans. Soit, sans même compter les pensions, environ 30 milliards. Ce n'est pas rien. Notre devoir est de continuer à alléger le fardeau que nous léguons aux générations futures ».