Crise financière : Nicolas Sarkozy réclame des sanctions
Repartir sur des bases assainies... C'est en substance ce qu'à déclaré hier Nicolas Sarkozy devant les 800 invités de la Fondation Elie Wiesel pour l'Humanitaire venus l'écouter s'exprimer au sujet de la crise financière. Entre son entretien avec Tim Geithner, le responsable de la FED de New York, hier après-midi et l'intervention qu'il doit effectuer aujourd'hui à 16h (heure française) devant l'ONU, Nicolas Sarkozy est donc sorti de son mutisme en ce qui concerne la crise financière internationale. S'il n'a pas encore exposé les détails de sa politique, le chef de l'Etat a toutefois prononcé un discours au sein duquel les termes « franchise », « responsabilité » et « sanction » ont servi de lignes directrices. Concernant l'ampleur de la crise des subprimes (prêts immobiliers à risque), « Nous devons nous interroger sur nos responsabilités. Aujourd'hui, des millions de gens à travers le monde ont peur pour leurs économies, pour leur appartement, pour l'épargne qu'ils ont mise dans les banques » a déclaré Nicolas Sarkozy avant d'ajouter que « notre devoir est de leur apporter des réponses claires. Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes ». Si le Président français ne cite aucun de ses « responsables », il est bien évident que les grandes banques d'affaires américaines s'y trouvent en tête de liste. Au regard de la situation actuelle, à l'heure où le monde entier ne parle que du plan Paulson destiné à venir en aide à ces banques, Nicolas Sarkozy prend le parti d'évoquer de possibles sanctions, posant ainsi le débat : absolution ou punition, il faudra peut être choisir. Si ces banques d'investissements, nourries durant des années au sein du prêt hypothécaire et du crédit immobilier, sont implicitement pointées du doigt, elles ne devront pourtant pas porter seules le poids de la faute puisque Nicolas Sarkozy précise également : « et que nous, les chefs d'Etat, assumions nos responsabilités ». Souhaitant initier une « moralisation du capitalisme financier », notre Président semble également vouloir se livrer à sa modération. Estimant peut être que les spéculateurs ne peuvent être tenus pour responsables sans, dans le même temps, assoir sur le banc des accusés un système libéral ici trop permissif, Nicolas Sarkozy évoque donc de manière à peine voilée une implication accrue de l'Etat au sein des banques. Déjà bien rôdé, ce discours se verra peut être comme une répétition générale en vue de son intervention, cet après-midi, devant la 63ème Assemblée générale des Nations unies, mais certains conseillers du Président estiment toutefois qu'il faudra attendre ce jeudi (à Toulon) pour avoir de plus amples détails sur sa politique économique
Source : Diagnostic Expertise ( 23/09/08 ) Consulter toutes les actualités sur le crédit immobilier Vos réactionsCrédit immobilier - Crise financière : Nicolas Sarkozy réclame des sanctions Noter cet article : Soyez le premier à donner votre avis. Ajouter un commentaireCrédit immobilier - Crise financière : Nicolas Sarkozy réclame des sanctions
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