La déductibilité des intérêts d'emprunt remise en cause par le FMI
Une étude publiée par le Fond monétaire international, montre que le FMI n'est pas pour la déductibilité des intérêts qu'il est possible d'effectuer lors d'un emprunt immobilier. Sur fond de crise pour le secteur de l'immobilier ce rapport vient jeter un nouveau trouble dans le secteur. En effet le FMI s'est prononcé mardi contre la possibilité de déduire fiscalement les intérêts payés par les emprunteurs immobiliers lors d'un achat immobilier. Pour le Fond monétaire international une telle mesure peut inciter les gens à plonger dans le surendettement. De manière général, le FMI à publié un rapport intitulé «le parti pris pour l'endettement des régimes fiscaux » ou il analyse la réelle efficacité des aides budgétaires mise en place pour favoriser l'emprunt dont l'emprunt immobilier (résidence principale, secondaire, investissement locatif loi Scellier,...). Dans le rapport publié par le FMI on peut notamment lire que « les distorsions budgétaires n'ont pas provoqué la crise » et met en avant « le risque d'endettement excessif engendré au niveau des entreprises par la préférence fiscale pour l'emprunt, et au niveau des ménages, éventuellement, par une déductibilité fiscale des intérêts sur les emprunts immobiliers ». Le Fond considère que l'immobilier est un « marché d'importance macroéconomique centrale » et que dans ces conditions « l'imposition crée des distorsions considérables en faveur de l'achat (et donc du recours au prêt immobilier) par rapport à la location ». Parmi les mauvais élèves le FMI cite notamment la France (ainsi que trois confrères européens) mais aussi les Etats-Unis comme des pays ou l'investissement immobilier est largement favorisé par des aides fiscales contrairement à l'acquisition d'autres actifs qui ne bénéficient pas de déductibilité. Cela a deux conséquences selon le Fond monétaire : accroître la volatilité des prix et augmenter la part que les ménages empruntent pour financer leur bien immobilier. En conclusion le FMI pense qu'a court terme il ne faut pas supprimer ces avantages, mais propose, toutefois, des solutions plutôt surprenantes dont un contexte morose pour l'immobilier et l'investissement en général. Il conseil en effet de « s'attaquer à ces distorsions » en faisant disparaitre progressivement la possibilité de déductibilité, ou bien de taxer les propriétaires qui perçoivent des revenus locatif, ou encore d'augmenter la taxe foncière et comme si cela ne suffisait pas de taxer sous forme de T.V.A la vente d'un bien immobilier... Des mesures qui réjouiront sans doute les futurs candidats à l'acquisition d'un bien immobilier !
Source : Diagnostic Expertise ( 17/06/09 ) Consulter toutes les actualités sur le crédit immobilier Vos réactionsCrédit immobilier - La déductibilité des intérêts d'emprunt remise en cause par le FMI Noter cet article :
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Par jerome80 - Enfin !!! Il a fallu attendre longtemps pour que cette ineptie soit pointée du doigt. Je ne comprends pas que la moitié de la population (les locataires) n'ait pas protesté contre cette déduction. Pour trois raisons évidentes : Par yann59 - Jerôme oublie que l'achat ou la jouissance d'un bien n'ont pas la même valeur...heureusement que certaines personnes osent investir pour que d'autres puissent se loger! quant au principe comptable qui permet de déduire les charges de ses recettes, cela reste d'une logique implacable.Les propriétaires sont taxés sur la partie supérieure de leur revenu. Mais jérôme doit rêver que certains révolutionnaires mettent leur nez dans ces principes d'épargne. Que jérôme se rassure, ils n'oublieront pas de le "soigner" au passage. Ajouter un commentaireCrédit immobilier - La déductibilité des intérêts d'emprunt remise en cause par le FMI
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